Une grande agglomération.

Publié le par Sausheim Passion

Une grande agglomération, pour qu’elle présente un intérêt réel pour toutes les communes s’y rattachant, doit permettre de mutualiser des moyens, de mener à bien de grands projets visant à rendre attrayant le territoire, d’être solidaire avec des communes « désavantagées économiquement » en les ramenant au niveau de ses voisines, tout cela j’en suis convaincu.

Mais toutes ces opérations doivent être menées de façons rationnelles, progressives, étalées sur une période déterminée qui permettrait d’ajuster les engrenages les uns aux autres pour aboutir à un enchainement parfait et optimal.
Rien ne peut se faire correctement dans la précipitation, comme on le voit aujourd’hui.
Je m’explique :
Aujourd’hui, on veut nous faire adhérer à une structure composée de services, de personnels, de moyens matériels. Nous arrivons, comme les autres structures, avec nos services, nos personnels et nos moyens matériels. Ceci aura pour effet d’alourdir encore plus un système, de créer un mille feuilles indigeste et couteux, alors que le but recherché, c’est au moins comme cela que je le conçois, est de trouver à faire des économies d’échelles.
Que ferons-nous des différents chefs de services et de leurs assistants par exemple ?
Avons-nous besoins d’un garage propre à chaque structure, un garage central remplirait parfaitement le rôle. Les exemples pourraient être nombreux.
Bien sûr, il n’est nullement question de licencier qui que ce soit, mais une période donnée de « réglages « permettrait via les départs en retraite, via le gel des embauches, via la création de nouveaux services, d’absorber les effectifs des uns et des autres.
Pour ce qui est des personnels de terrains, le problème ne se pose pas dans les mêmes termes, là ou il nous fallait des jardiniers, des cantonniers, des agents d’entretien, les besoins demeurent.
Chaque intercommunalité, à l’heure actuelle dispose d’un siège, pour certains immense, faut il conserver ces structures couteuses pour les mettre à disposition de je ne sais quel syndicat qui permet plus de « recaser » des élus, qu’à permettre de faire perdurer des services propres à chaque interco.
Pourquoi dans ce cas faire de l’intercommunalité à deux vitesses ? Soit on à confiance dans la structure vers laquelle on va, et on lui confie la gestion de tous les services, soit on n’y va pas !
Mais créer un syndicat, couteux ( 10 millions par an) pour assurer le suivi de services dont les compétences ne sont pas assurées par la grande agglo, me parait bizarre.
Dans la négociation on met tous les services en place ou aucun, enfin, c’est mon avis. Pour ce qui est de l’harmonisation des ressources, et donc de la fiscalité, on aurait du se fixer un calendrier, des objectifs et « évoluer progressivement ».
Aujourd’hui on cherche à nous faire gravir d’un seul saut, un escalier, que nous aurions pu gravir marche par marche, avec un contrat d’objectif, expliqué, validé, et finalement accepté par la plupart. Ne l’avons-nous pas déjà accepté lors de la création de la CCIN et la mise en place de la taxe professionnelle unique , qui, pour Sausheim s’est traduite par des hausses de taux ?
Pour ce qui est de la gouvernance, nous autres élus, engagés pour le bien de nos communes, pour les citoyens, nous aurions pu nous saborder et ne proposer qu’une gouvernance équitable mais raisonnable. Un ensemble d’élus engagés vers un projet unique, sans autre mandat, qui seraient alors véritablement efficaces. Les répartitions communes par communes seraient fixées dans les statuts, plutôt que revus, on se doute bien comment, en 2014……. Dans tout état de cause, nous aurions pu désigner des élus engagés au service d’une entité, et non au service de leur carrière soit elle brillante ou prometteuse.
Non l’agglomération que l’on veut faire naître aux forceps aujourd’hui, n’est pas celle que j’imagine.

Jean-Luc Weber
Conseiller Municipal 
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